Que sait-on aujourd’hui de la peau de bébé ?
La peau de bébé pose beaucoup de questions mais finalement peu d’informations et encore moins de certitudes ne sont disponibles. D’abord, parce que les méthodes scientifiques pour explorer la peau d’un bébé sont forcément limitées et ensuite, parce que, dans le domaine des soins de la peau et l’hygiène, les habitudes et les croyances prédominent. On reste donc dans le domaine du subjectif. Cependant, l’expérience et les données épidémiologiques montrent que, même soumise à des régimes différents, la peau de bébé ne s’en sort finalement pas trop mal. La peau du bébé n’est pas ce « buvard » qu’on imagine, cette interface poreuse réactive à toutes les agressions, mais elle est plutôt imperméable, dynamique, dont la maturation est une histoire naturelle et dont l’évolution va durer toute une vie.
Pourtant la peau de bébé est toujours considérée comme plus fragile, pourquoi ?
La peau d’un bébé à terme a des spécificités. Même si elle a la même épaisseur et la même constitution qu’une peau d’adulte, sa surface d’exposition est trois fois supérieure par rapport au poids du corps et le risque d’intoxication est donc en proportionnel : par ailleurs, le mode de vie d’un bébé et sa dépendance le surexpose aux agressions (changes, occlusion).
Le bébé a besoin de temps pour que la régulation fonctionnelle se mette en place, sa peau réagit encore vivement à la température (avec des marbrures par exemple aux changements de températures). Finalement, cela tient du processus naturel, et si la peau de bébé requiert certes une attention particulière et des soins spécifiques, en termes d’hygiène l’excès peut devenir l’ennemi du bien.